Le Bueb vom Trueb sur la souris à betteraves



Les journées d’automne de Roman Schlüchter sont longues. Son service sur la souris à betteraves commence à 4h30 du matin. Si tout se passe bien, il termine son travail vers 18 heures. Ensuite, le fils du fermier de Trub BE a encore le temps de traire les vaches de la ferme qu’il loue à Trubschachen. Si les choses ne se déroulent pas comme prévu, il peut parfois tourner la clé de la souris à navette jusqu’à 21 heures. Mais comment un garçon de la zone de montagne 4 devient-il un conducteur de betteraves ?

« Je suis entré dans le métier grâce à mon frère », explique Roman Schlüchter en chargeant un tas de betterave à Beitenwil BE. Il conduit la souris des betteraves depuis trois ans. Il dit que c’est un bon changement par rapport à son travail dans sa propre ferme. Le travail dans les écuries, le bûcheronnage et le fauchage des pentes abruptes – son propre travail ou le travail d’entreprise pour tiers – sont physiquement exigeants. « Ici, je suis assis la majorité du temps et j’ai surtout besoin de ma tête », explique l’agriculteur formé, qui est employé par le Rübenring Aarberg pour la deuxième saison.

Parce que les journées sur la souris de betterave sont longues et mentalement épuisantes, le jeune homme de 22 ans, ainsi que 13 autres chauffeurs de souris du cercle de betteraves, ne chargent les betteraves que 2 jours par semaine. Le reste du temps, il averti sa ferme dans l’Emmental.

Concentration totale

Travailler avec la souris à betterave demande vraiment une concentration totale. Pendant le trajet vers la prochaine destintion, le conducteur doit garder un œil sur les angles de toituresde toit, les passages souterrains, les ronds-points et les voitures. Sur le terrain, lorsque la machine est dépliée et que les betteraves sont chargées. « Je dois m’assurer que je ne enfonce pas inutilement mon engin dans le sol, mais que je suis à même de charger la totalité des betteraves », explique Roman Schlüchter, à l’aide de la caméra, installée dans la cabine du conducteur. Il est également important de régler les rouleaux à ce que ces derniers enlèvent un peu de terre et de feuilles de la betterave et ne cassent pas les pointes de la betterave.

« Il faut environ une saison de pratique, d’octobre à mi-décembre, avant d’être vraiment dans le coup et de savoir comment conduire et t régler au mieux la machine », explique le jeune agriculteur. Par contre, il n’a pas à se soucier du chemin à prendre ni à contacter les prochains clients betteraviers, car la prise en charge de cette organisation est assurée par un responsable de chargement et du transport qui le précède avec sa voiture et qui s’assure de l’acheminement des véhicules de transport toujours au bon endroit.

Ni trop, ni trop peu

Alors que M. Schlüchter est en train de charger un ensemble tracteur-remorque, le conducteur vient le voir et lui signale que le poids du dernier chargement était un peu élevé. Le conducteur de la souris à betteraves doit donc également connaître les véhicules et les remorques de transport de betteraves et savoir combien de tonnes de betteraves il est autorisé à y charger afin de ne pas dépasser le poids total de 40 t, tout en étant le plus rationnel possible. L’ensemble tracteur-remorque est complet, le tracteur suivant arrive, aussitôt le remplissage terminé, le chauffeur lui fait remarquer que des betteraves sont tombées de l’arrière du véhicule. Schlüchter acquisse et essaiera de faire mieux la prochaine fois. « Je conduis cette souris pour la première fois aujourd’hui », déclare-t-il.

L’Euro Maus 3 est la plus ancienne des 5 souris de betteraves du cercle de betteraves d’Aarberg. « Avec les trois modèles les plus récents, vous pouvez soulever la cabine et avoir une bien meilleure vue d’ensemble. Le chargement également un peu plus rapide avec une possibilité d’environ 300 tonnes à l’heure sont possibles. « Le plus gros tas de betteraves que j’ai chargé jusqu’à présent était d’environ 500 tonnes », se souvient M. Schlüchter. Mais il préfère cherger des plus petites quantités tout en reconnaissant qu’il faut plus de temps pour passer d’un tas à l’autre, mais c’est aussi plus varié.

Quelques incidents seulement

Le natif de l’Emmental n’a guère connu de mésaventures avec la souris. Les machines sont toujours stationnées et entretenues à Aarberg pendant le week-end. La saison 2021 s’est également très bien déroulée jusqu’à présent, grâce aux conditions sèches. C’était différent l’année dernière. « J’ai glissé plus d’une fois avec la machine parce que c’était tellement humide. C’est pourquoi il faut toujours réfléchir avant de foncer dans un tas de navets. » Aujourd’hui, en cette journée ensoleillée de la fin octobre, tout se passe bien. La quantité de betteraves prévue ce jour pour la sucrerie d’Aarberg est déjà chargée en début d’après-midi. Pour Roman Schlüchter, cela signifie, après presque 9 heures passées dans la cabine de conduite de la souris à betteraves : direction Trubschachen pour continuer à travailler sur son exploitation de 41 hectares avec les deux employés à temps partiel.   

Pour un plaisir d’écoute rustique La chanson Dr Trueberbueb


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